Dernière mise à jour:23/05/2013
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| Plaintes et dénonciations |
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Le citoyen qui estime être victime d'une atteinte à ses droits individuels par la Sûreté de l'État, le Service général du renseignement et de la sécurité, l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace ou encore par un service d'appui agissant en cette qualité, peut déposer plainte. La loi permet en effet au citoyen de communiquer au Comité permanent R ses plaintes ou dénonciations en cas de dysfonctionnement constaté au sein des services précités.
Le Comité permanent R peut être saisi en sa triple qualité de
1. Organe de contrôle parlementaire
1. Organe de contrôle parlementaire
Quelles sont les plaintes ou dénonciations examinées par le Comité permanent R ?Le Comité permanent R traite les plaintes et dénonciations qui concernent le fonctionnement, l'intervention, les actes ou les omissions des services de renseignement, de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace et d'autres services d'appui et de leur personnel.
Qui peut introduire une plainte ou faire une dénonciation ?Toute personne qui est ou a été directement concernée par l'intervention d'un service de renseignement, de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace ou d'un service d'appui peut adresser une plainte ou une dénonciation au Comité permanent R ou à son Service d'Enquêtes.
Comment introduire une plainte ou faire une dénonciation ?Vous pouvez introduire une plainte ou faire une dénonciation oralement ou par écrit.
Qu'advient-il de votre plainte ou dénonciation ?Le Comité permanent R soumettra votre plainte à un premier examen afin de déterminer si elle relève de ses compétences.
2. Organe juridictionnel
Toute personne qui peut justifier d’un intérêt personnel et légitime peut déposer une plainte auprès du Comité permanent R, qui, en sa qualité d’organe juridictionnel, exerce un contrôle de légalité des méthodes spécifiques et exceptionnelles. Le plaignant doit obligatoirement déposer sa plainte par écrit et y préciser les griefs. Sauf si la plainte est manifestement non fondée, le Comité permanent R examinera le dossier et rendra sa décision dans un délai d’un mois. Au cours du traitement d’une plainte, le plaignant et son avocat peuvent consulter le dossier au greffe du Comité permanent R pendant cinq jours ouvrables. Le dossier accessible au plaignant et à son avocat – c’est-à-dire expurgé des éléments et renseignements classifiés et sensibles pour la sécurité de l’Etat - permet au moins de déterminer le cadre juridique qui a fondé le recours à une méthode spécifique ou exceptionnelle de recueil de données, la nature de la menace et son degré de gravité qui ont justifié le recours à la méthode particulière et, enfin, le type de données à caractère personnel recueillies lors de la mise en oeuvre de la méthode, pour autant que ces données n’aient trait qu’au plaignant. Le Comité permanent R dispose de compétences étendues. Il peut entendre les membres de la Commission administrative, le dirigeant du service de renseignement concerné et les membres des services de renseignement qui ont mis en oeuvre les méthodes particulières. À leur demande, le plaignant et son avocat sont entendus par le Comité permanent R. Si le Comité permanent R constate que les décisions relatives à des méthodes particulières sont illégales, il ordonne la cessation de la méthode concernée ou l’interdiction d’exploiter les données recueillies grâce à cette méthode et ordonne leur destruction.
3. Conseiller préjudicielSi un dossier répressif contient des données recueillies par un service de renseignement par le biais d’une méthode spécifique ou exceptionnelle, et si celles-ci sont reprises dans un « procès-verbal non classifié », le citoyen peut demander à la Chambre du Conseil ou au juge du fond de requérir l’avis du Comité permanent R sur la légalité de la manière dont de données ont été recueillies par les services de renseignement. En principe, la demande doit être formulée dès le début de l’examen de l’affaire. La décision de demander l’avis du Comité permanent R incombe au juge seul. Le Comité ne rend qu’un avis sur la légalité des méthodes utilisées.
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